Premier client, premier agent, première sauvegarde
Ce que fait ce parcours
Ce parcours protège une première machine, de bout en bout. Il a cinq étapes : créer le client, installer l'agent, créer la politique de sauvegarde, lancer la première sauvegarde, et vérifier avec une restauration de test.
Comptez environ trente minutes, sans le temps de la première sauvegarde. La durée de la première sauvegarde dépend du volume des données et du débit de la machine.
Le tableau de bord du portail affiche une liste Mettre en service votre premier client. Elle suit les trois premières étapes. Chaque étape se coche quand elle est faite. La liste disparaît après la première sauvegarde réussie ou partielle.
Prérequis
- Un compte sur le portail avec le rôle Administrateur ou Technicien. Un rôle Lecture seule ne fait aucune étape de ce parcours. Voir Rôles et droits.
- Une licence valide sur la plateforme. Une licence en défaut refuse une nouvelle machine.
- Une machine prête : système accepté, droits et accès réseau sortant. Voir Avant d'installer.
- Un accès administrateur sur cette machine : root sur Linux, administrateur local sur Windows.
Les mots client, endpoint, agent, politique de sauvegarde et point de restauration ont un sens précis dans le portail. Voir Mots utilisés.
Étape 1 : créer le client
Un client regroupe les machines et les tenants Microsoft 365 d'une entreprise que vous protégez. Il ne porte ni réglage de sauvegarde, ni données.
- Ouvrez le portail.
- Ouvrez la page Clients.
- Choisissez Créer un client.
- Saisissez le Nom de l'entreprise. 255 caractères au plus.
- Choisissez Créer le client.
Le portail ouvre la fiche du client. Elle est vide : le client n'a pas encore d'endpoint.
Étape 2 : installer l'agent sur la machine
Le portail crée un jeton d'enrôlement et donne la commande d'installation. Le jeton sert une seule fois, et il expire au bout de 7 jours.
- Sur la fiche du client, choisissez Ajouter un endpoint.
- Choisissez le type Machine.
- Confirmez le client quand le portail le demande.
- Ajoutez des Tags si vous en voulez. Facultatif. La machine reçoit ces tags quand elle s'enrôle. La commande ne les contient pas.
- Choisissez Créer le jeton.
- Copiez la commande de votre système : Linux : à lancer en root sur la machine, ou Windows : à lancer dans PowerShell en administrateur. Le jeton n'est affiché qu'une fois.
- Ouvrez une session sur la machine, avec les droits donnés par la section « Droits » de Avant d'installer.
- Collez la commande et lancez-la. Elle télécharge l'agent, le vérifie, pose le service, enrôle la machine, puis démarre le service.
- Revenez au portail. Ouvrez la fiche du client. La machine apparaît dans ses endpoints quand l'agent se connecte.
Quand la commande échoue, elle écrit la cause sur une seule ligne, qui commence par install:.
Les causes les plus fréquentes sont : droits manquants, architecture refusée, outil manquant, et
accès HTTPS sortant bloqué.
Étape 3 : créer la politique de sauvegarde
Une machine sans politique n'est pas sauvegardée. Sa page le signale tant que la politique n'existe pas.
- Ouvrez la fiche de la machine.
- Ouvrez l'onglet Politiques.
- Choisissez Créer une politique.
- Saisissez un Nom, par exemple
Fichiers métier. De 1 à 100 caractères. - Gardez le Type Fichiers. Le type d'une politique ne change jamais.
- Dans Ce qu'il faut sauvegarder, saisissez les Chemins : un chemin absolu par ligne.
- Saisissez les Exclus si vous en voulez : un motif par ligne.
- Dans Quand, choisissez la Fréquence, les Heures et le Fuseau horaire.
- Dans Rétention, remplissez au moins un champ parmi Quotidiens, Hebdomadaires, Mensuels, Annuels et Durée. Le formulaire donne une estimation du nombre de points de restauration gardés.
- Choisissez Créer la politique.
Le portail affiche la date de la prochaine sauvegarde.
Commencez petit : un ou deux dossiers de données. Vous ajoutez les autres chemins quand la première sauvegarde est passée.
Étape 4 : lancer la première sauvegarde
Vous n'attendez pas le planning pour la première sauvegarde.
- Ouvrez la fiche de la machine.
- Choisissez Sauvegarder maintenant. L'agent doit être en ligne. La fiche le signale quand il est hors ligne.
- Ouvrez l'onglet Activité. La tâche de sauvegarde y apparaît.
- Ouvrez la fiche de la tâche. Elle affiche l'avancement, les compteurs et le journal, sans recharger la page.
- Attendez la fin de la tâche.
La tâche finit dans un de ces états :
| État | Ce que cela veut dire | Ce qu'il faut faire |
|---|---|---|
| Réussie | Tous les fichiers choisis sont sauvegardés. | Rien. Passez à l'étape 5. |
| Partielle | La sauvegarde a un point de restauration, mais des fichiers manquent. | Lisez la liste des fichiers en erreur sur la fiche de la tâche. |
| Échouée | Il n'y a pas de point de restauration. | Lisez la cause sur la fiche de la tâche, corrigez, puis relancez. |
Une sauvegarde réussie ou partielle donne un point de restauration.
Étape 5 : vérifier avec une restauration de test
Une sauvegarde ne vaut que ce que vaut sa restauration. Testez-la tout de suite, dans un dossier séparé : rien n'est écrasé sur la machine.
- Ouvrez la fiche de la machine.
- Choisissez Restaurer des fichiers. L'assistant a quatre étapes : Sélection, Destination, Vérification et Confirmation.
- Dans Sélection, gardez le point de restauration le plus récent, ouvert par défaut.
- Cochez un petit dossier, ou un seul fichier.
- Choisissez Suivant : destination.
- Réglez la destination :
- Machine cible : Cette machine.
- Emplacement : Dossier séparé.
- Dossier cible : un dossier de test, par exemple
/srv/test-restaurationsur Linux ouD:\TestRestaurationsur Windows. L'agent crée le dossier quand il n'existe pas. - Si un fichier existe déjà : Ne pas le toucher.
- Choisissez Suivant : vérification.
- Vérifiez chaque choix, puis choisissez Lancer la restauration.
- Ouvrez le dossier cible sur la machine. Les fichiers sont là, avec leur chemin d'origine sous ce dossier.
- Ouvrez un fichier restauré et lisez-le. C'est la vraie vérification.
- Supprimez le dossier de test.
La restauration lit les données depuis le stockage : la machine source peut être hors ligne. La machine cible, elle, doit être en ligne.
Ce qu'il faut faire ensuite
- Ajoutez les autres machines du client. Répétez l'étape 2 pour chacune.
- Créez une politique sur chaque machine. Une machine sans politique n'est pas sauvegardée.
- Réglez les alertes du MSP, pour recevoir un email quand une sauvegarde échoue ou n'a pas lieu.
- Invitez vos collègues, avec le rôle qui convient à leur travail. Voir Rôles et droits.
Limites et précautions
- Un rôle Lecture seule ne crée ni client, ni jeton, ni politique, et il ne parcourt pas un point de restauration. Demandez le rôle Technicien pour ce parcours.
- Le jeton d'enrôlement n'est affiché qu'une fois. Perdu, il faut en créer un autre. Le jeton d'un endpoint déjà créé ne sert plus.
- Un jeton d'enrôlement est un secret. Ne l'écrivez pas dans un ticket, un message ou un dépôt de code.
- La première sauvegarde lit et envoie toutes les données choisies. Elle est bien plus longue que les suivantes, qui n'envoient que les nouveautés.
- Un changement qui réduit ce qu'une politique sauvegarde ne prend effet qu'après 72 heures : retirer un chemin, changer les exclusions, activer une option, réduire la rétention, désactiver la politique. Vous pouvez annuler le changement pendant ce délai. Les autres changements s'appliquent tout de suite.
- Le dossier cible d'une restauration doit être privé. Sur Linux, il appartient à root et il n'est modifiable ni par le groupe, ni par les autres. Sur Windows, il appartient à SYSTEM, aux administrateurs ou à TrustedInstaller. L'agent refuse les autres dossiers.
- La liste Mettre en service votre premier client ne se coche pas avec un tenant Microsoft 365 seul. Masquez-la quand vos tenants sont sauvegardés.
- La liste est propre à chaque utilisateur et à chaque MSP. Un collègue voit la sienne.