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Image complète d'une machine Linux

Ce que fait une politique d'image​

Une politique d'image sauvegarde une machine Linux entière. Sur Linux, l'agent ne lit pas les disques bloc par bloc. Il lit les fichiers de chaque système de fichiers local, puis il ajoute un plan des disques de la machine.

Chaque sauvegarde d'image réussie donne un point de restauration. Ce point sert à remettre la machine entière en marche sur des disques vides. Le plan des disques permet de refaire la table de partitions, les tableaux md, les volumes LUKS, les groupes de volumes LVM et les systèmes de fichiers avant de remettre les fichiers.

Une politique d'image ne remplace pas une politique de fichiers. Les deux vivent ensemble sur la même machine. Voir Quel type de sauvegarde choisir.

La politique d'image d'une machine Windows porte le même nom et le même type, mais elle lit le disque autrement. Voir Image complète d'une machine Windows.

Prérequis​

  • Une machine Linux avec un agent enrôlé. Voir Installer l'agent sur Linux.
  • Le rôle Technicien ou Administrateur. Le rôle Lecture seule lit la politique sans la changer. Voir Rôles et droits.
  • Une licence de la plateforme qui permet les sauvegardes.
  • Un démarrage en UEFI. L'agent vérifie que le dossier /sys/firmware/efi existe.
  • Une table de partitions GPT sur les disques du système.
  • Une partition système EFI montée, en FAT32. Sans elle, la tâche échoue.
  • Un système de fichiers monté sur /.
  • Un agent qui sait exécuter les images d'une machine Linux. Un agent plus ancien ne reçoit pas l'ordre : la tâche échoue avec la cause agent_unsupported. Voir Versions d'agent minimales par fonction.
  • Les outils système que l'agent appelle pour lire le plan des disques. Voir Outils système nécessaires.

L'agent n'a pas besoin d'être en ligne pour créer la politique. Il doit être en ligne pour exécuter une sauvegarde d'image.

Outils système nécessaires​

L'agent appelle ces outils en lecture seule, avec la locale C. Un outil absent fait échouer la tâche.

OutilNécessaire quand
blkidToujours. L'agent lit le type, l'UUID et l'étiquette de chaque système de fichiers.
tune2fsLa machine a un système de fichiers ext2, ext3 ou ext4.
xfs_infoLa machine a un système de fichiers XFS.
mdadmLa machine a un tableau md (RAID logiciel).
cryptsetupLa machine a un volume LUKS.
lvs, pvs, vgs, vgcfgbackupLa machine a des volumes LVM.

Ce que la sauvegarde contient​

Les fichiers​

L'agent lit les fichiers de chaque système de fichiers local monté, à leur chemin normal. Il ne traverse pas les points de montage : chaque système de fichiers est lu pour lui-même.

Les types de systèmes de fichiers lus sont ext2, ext3, ext4, XFS et FAT32 (vfat).

Un deuxième disque de données est donc dans la sauvegarde, dès que son système de fichiers est monté et que son type est dans cette liste. C'est une différence avec une machine Windows, où seul le disque système est lu.

Ce que l'agent laisse de côté​

ÉlémentCe que l'agent fait
/tmp et /var/tmpLe dossier reste, vide, avec ses droits. Son contenu n'est pas lu.
Le cache de l'agent (/var/cache/baastide)Laissé de côté. Avec un profil de marque blanche, le nom du dossier suit le nom court du profil. Voir Marque blanche de l'agent.
Les fichiers d'échange (swap sur fichier)Laissés de côté. Le système les refait.
/proc, /sys, /dev, /run et les autres systèmes de fichiers virtuelsSeul le point de montage est gardé, vide.
Un partage réseau monté (SMB, NFS)Laissé de côté. Pour le sauvegarder, utilisez une politique de fichiers.
Un disque amovible ou USBLaissé de côté, avec une ligne dans le journal de la tâche.
Un montage lié (bind mount) d'un dossierLaissé de côté. Les fichiers sont déjà lus à la racine de leur système de fichiers.
Un swap sur zramLaissé de côté.
Un swap chiffré avec une clé tirée au hasardLaissé de côté, avec une ligne dans le journal. Le système le refait à chaque démarrage.

Le plan des disques​

L'agent ajoute un plan des disques au point de restauration. Ce plan ne porte aucun fichier. Il porte :

  • le système : l'identifiant et la version de la distribution, le noyau, l'architecture, le chargeur de démarrage, l'état de SELinux et la ligne de commande du noyau ;
  • chaque disque sous un système de fichiers sauvegardé ou sous une zone de swap : sa taille, ses tailles de secteur et sa table GPT ;
  • chaque tableau md : son UUID, son niveau, son format de métadonnées, sa taille de bloc, sa disposition et ses membres ;
  • chaque volume LUKS : son UUID, sa version, son algorithme et la taille de sa clé ;
  • chaque groupe de volumes LVM : ses volumes physiques, ses volumes logiques et ses métadonnées ;
  • chaque système de fichiers : son type, son UUID, son étiquette, son point de montage, ses options de montage et les options de sa création ;
  • chaque zone de swap : son UUID et son étiquette.

L'agent ne lit aucun en-tête LUKS, aucun emplacement de clé et aucune clé. La sauvegarde porte les fichiers en clair, parce que l'agent les lit au-dessus de LUKS, sur le système de fichiers monté. Les données sont chiffrées de nouveau avant leur envoi dans le dépôt.

Dispositions de disques acceptées​

DispositionAcceptée
Système de fichiers sur une partition GPTOui.
Système de fichiers sur un disque entier, sans table de partitionsOui.
Tableau md (RAID logiciel) de niveau 0, 1, 4, 5, 6 ou 10Oui. Les métadonnées 0.90, 1.0, 1.1 et 1.2 sont acceptées.
Volume LUKS 1 ou LUKS 2 sur une partition, un disque entier ou un tableau mdOui.
Groupe de volumes LVM sur une partition, un disque entier, un tableau md ou un volume LUKSOui.
Volume LUKS sur un volume logique LVMNon.
Tableau md sur un volume LUKS ou sur un autre tableau mdNon.
Disque avec une table de partitions MBRNon.
Disque utilisé à la fois entier et par ses partitionsNon.
Groupe de volumes LVM avec un volume physique manquantNon.

Les couches se montent dans cet ordre : disques et partitions, puis md, puis LUKS, puis LVM.

Un tableau md dégradé est accepté. Le plan garde ses membres actifs.

Quand la disposition n'est pas acceptée, la tâche échoue avec la cause unsupported_layout. Voir Codes de cause d'une tâche.

Les champs d'une politique d'image​

Le formulaire a cinq parties.

PartieCe que vous réglez
Nom et typeLe nom de la politique, et son type Image.
Ce qu'il faut sauvegarderLe Disque. Voir Le champ Disque sur Linux.
QuandLes plannings, le fuseau horaire et la fenêtre de démarrage.
RétentionLe nombre de points de restauration gardés.
RéseauLa limite d'envoi de cette politique.

Une politique d'image porte aussi des scripts avant et après la sauvegarde.

Les valeurs d'une nouvelle politique sont : un planning tous les jours à 02:00, le fuseau horaire de votre navigateur, aucune limite de fenêtre, et une rétention de 7 points quotidiens, 4 hebdomadaires et 12 mensuels.

Le formulaire écrit sous la rétention : « Une politique enregistrée ne prouve pas qu'une image peut être restaurée. Vérifiez la première image après son exécution. »

Créer la politique d'image​

  1. Ouvrez le portail.
  2. Ouvrez Endpoints, puis la machine.
  3. Ouvrez l'onglet Politiques.
  4. Cliquez Créer une politique. Quand la machine n'a encore aucune politique, le bouton s'appelle Créer la politique.
  5. Saisissez un Nom. Le portail propose Image système. Ce nom s'affiche dans la liste des politiques.
  6. Choisissez le type Image.
  7. Laissez les autres parties sur leurs valeurs, ou réglez-les.
  8. Cliquez Créer la politique.

Le portail revient à l'onglet Politiques. Il écrit la date de la prochaine sauvegarde, ou « Les sauvegardes planifiées sont en pause. » quand la politique est désactivée.

Quand le type Image est grisé, le portail écrit la cause sous le nom du type :

  • « Cette machine démarre en mode BIOS ou son disque système est en MBR. Les sauvegardes d'image demandent UEFI et un disque GPT. » Voir Machine en BIOS ou MBR.
  • « Les images sont disponibles uniquement pour les machines Windows et Linux. » Ce texte s'affiche sur un tenant Microsoft 365.

Une machine accepte plusieurs politiques d'image. Chacune garde ses propres points de restauration.

Le champ Disque sur Linux​

Le portail n'offre pas de choix de disque. Il écrit Disque système (le disque qui contient le système d'exploitation), et sous ce texte : « L'agent vérifie que ce disque contient le système d'exploitation avant de lancer l'image. »

Sur Linux, l'agent prend les disques de tous les systèmes de fichiers locaux. Le champ Disque garde donc toujours sa valeur par défaut.

L'API accepte un numéro de disque à la place du disque système. Sur une machine Linux, l'agent refuse cet ordre et la tâche échoue avec la cause unsupported_layout. N'envoyez pas de numéro de disque dans la politique d'image d'une machine Linux.

Le type d'une politique ne change jamais. Le formulaire de modification écrit « Le type d'une politique ne change pas. Pour sauvegarder l'autre type, créez une autre politique. »

Machine en BIOS ou MBR​

Sur une machine qui démarre en mode BIOS, ou dont les disques du système portent une table MBR, la sauvegarde d'image n'est pas possible. Le portail refuse la politique d'image, refuse de l'activer et refuse une sauvegarde à la main.

Le portail propose alors trois solutions. Lisez-les avec attention sur une machine Linux :

  • La conversion du disque avec mbr2gpt concerne Windows 10 version 1703 ou plus récente. Elle ne s'applique pas à une machine Linux.
  • Quand la machine est une VM sur Hyper-V ou sur Proxmox, sauvegardez la VM depuis son hôte.
  • Sinon, sauvegardez les fichiers de la machine avec une politique de fichiers. Voir Politique de sauvegarde de fichiers.

Lancer une sauvegarde d'image à la main​

Sur une machine​

  1. Ouvrez Endpoints, puis la machine.
  2. Ouvrez l'onglet Politiques.
  3. Cliquez Sauvegarder maintenant sur la ligne de la politique d'image.
  4. Le portail ouvre la page de la tâche.

Une politique désactivée accepte encore une sauvegarde à la main.

Le bouton est grisé dans ces cas. Le portail écrit la cause sous le bouton :

CauseTexte du portail
Agent hors ligne« L'agent est hors ligne. La sauvegarde ne peut pas démarrer. »
Accès de l'agent révoqué« Cet agent a perdu son accès. Rattachez-le d'abord. »
Machine en BIOS ou MBR« Non lancée : BIOS ou MBR »

Une sauvegarde d'image ne démarre pas non plus quand une autre sauvegarde du même dépôt est en cours, ou quand le dépôt n'est pas prêt. Le portail écrit alors le message d'erreur sous le bouton.

Sur une sélection de machines​

  1. Ouvrez Endpoints.
  2. Posez vos filtres, puis cochez les machines. Vous pouvez aussi sélectionner toute la liste.
  3. Cliquez Sauvegarder maintenant dans la barre de sélection.
  4. Choisissez le type Image système. Le portail écrit « Seulement les machines qui ont une politique d'image. »
  5. Cliquez Sauvegarder N machines.

Le portail écrit le résultat : « N sauvegardes démarrées. », puis « Ignorées : … » quand il a laissé des machines de côté. Les causes sont : hors ligne, déjà occupée, sans dépôt prêt, sans politique d'image, en mode BIOS ou MBR, avec un agent trop ancien, et les tenants Microsoft 365.

Une demande démarre 500 sauvegardes au plus. Au-delà, le portail écrit « Une demande démarre 500 sauvegardes au plus. Choisissez un nœud plus petit ou ajoutez un filtre. »

Lire l'état de la sauvegarde d'image​

Sur la page de la machine​

Le haut de la page porte deux lignes pour l'image :

  • Dernière image : l'état de la dernière sauvegarde d'image et sa date. Sans sauvegarde : « Aucune image pour le moment. »
  • Prochaine image : la date de la prochaine sauvegarde d'image et son fuseau horaire. Sans planning : « Aucune prévue ». Sur une machine en BIOS ou MBR : « Aucune : BIOS ou MBR ».

L'onglet Activité liste les tâches. Une sauvegarde d'image porte le type Sauvegarde d'image.

Sur la page de la tâche​

La carte Volumétrie donne quatre chiffres :

ChiffreCe qu'il donne pour une machine Linux
SourceLa taille des fichiers traités, et leur nombre en fichiers.
Modifiée« Sans objet : sauvegarde complète ».
Nouvelle« Sans objet : sauvegarde complète ».
EnvoyéeLes nouveaux octets écrits dans le dépôt, avec « Après compression ».

Sur une machine Windows, le nombre de la ligne Source est un nombre de volumes. Sur une machine Linux, c'est un nombre de fichiers.

Sur une sauvegarde d'image qui n'a pas réussi, le portail n'offre pas de bouton pour relancer. Il écrit « Une image a lieu à l'heure de sa politique. Le portail ne peut pas en lancer une maintenant. » Pour relancer tout de suite, utilisez Sauvegarder maintenant sur la ligne de la politique.

Le journal de la tâche donne une ligne par système de fichiers sauvegardé, avec son point de montage, son type, sa taille et sa place utilisée.

Dans les alertes​

Une sauvegarde d'image en échec ou manquée donne une alerte, avec les mêmes règles qu'une sauvegarde de fichiers. Une sauvegarde d'image réussie ferme les alertes de l'image seulement, et une sauvegarde de fichiers réussie ferme les alertes des fichiers seulement.

Le courriel de synthèse les intitule « Image bare metal en échec » et « Image bare metal manquée ».

Changer la politique d'image​

  1. Ouvrez l'onglet Politiques de la machine.
  2. Cliquez Modifier sur la politique d'image.
  3. Changez les champs.
  4. Cliquez Enregistrer.

Le formulaire écrit : « Une réduction de la rétention ne prend effet qu'après 72 heures. Vous pouvez l'annuler jusque-là. Les autres modifications s'appliquent tout de suite. »

Désactiver la politique et la supprimer prennent aussi effet 72 heures plus tard. Jusque-là, la politique garde ses valeurs actuelles et vous pouvez annuler le changement. Voir Annuler une action différée.

Limites et précautions​

  • Une politique enregistrée ne prouve pas qu'une image peut être restaurée. Vérifiez la première sauvegarde d'image après son exécution.
  • Montez la partition système EFI avant la sauvegarde, par exemple sur /boot/efi. Sans partition système EFI dans la sauvegarde, la tâche échoue.
  • Un système de fichiers local d'un autre type que ext2, ext3, ext4, XFS ou FAT32 fait échouer la tâche quand il est monté depuis un périphérique /dev/…. C'est le cas de btrfs, ZFS, NTFS, exFAT, F2FS, JFS, ReiserFS, NILFS2 et bcachefs. Sauvegardez alors les fichiers de la machine avec une politique de fichiers.
  • Aucun point de montage ne doit s'appeler /baremetal ni commencer par /baremetal/. La sauvegarde garde ce chemin pour le plan des disques.
  • Les tailles de secteur acceptées sont 512 et 4096 octets.
  • Le nombre d'éléments est limité : 16 disques, 128 partitions par disque, 256 systèmes de fichiers, 32 tableaux md, 32 volumes LUKS, 32 groupes de volumes et 32 zones de swap.
  • Les en-têtes LUKS et les clés ne sont pas dans la sauvegarde. À la restauration, le technicien donne une nouvelle phrase secrète.
  • Une erreur de lecture d'un fichier fait échouer la tâche. La machine restaurée serait sans ce fichier. Un fichier effacé pendant la sauvegarde ne fait pas échouer la tâche : le journal garde une ligne.
  • La machine exécute une seule sauvegarde à la fois. Une sauvegarde d'image attend qu'une sauvegarde de fichiers du même dépôt finisse, et l'inverse aussi.
  • Une sauvegarde d'image s'arrête à la fin de sa fenêtre. Une sauvegarde arrêtée ne donne pas de point de restauration. La sauvegarde suivante refait tout le travail. Les données déjà dans le dépôt ne repartent pas sur le réseau.
  • La ligne Source donne la taille des fichiers traités, pas le stockage facturé. « Envoyée » donne ce qui part après déduplication et compression.
  • Chaque politique garde ses propres points de restauration. Sa rétention s'applique à ses points seulement.
  • Une politique désactivée ou supprimée garde ses points de restauration. Sa dernière rétention s'applique toujours à eux.
  • Sans licence de la plateforme qui permet les sauvegardes, le portail refuse une sauvegarde d'image. Les restaurations restent possibles.

Référence​